Pour rappel , H-1, J1, J2 J3, J4 J5 J6 J7, J8, J9, J10

Apres une bonne nuit derrière la station service à l’abandon , il faut reprendre la route
Dès les premiers tours de roues , je vois de nombreux chiens dans les champs . Ca y est , ça commence. Heureusement, à 5h du matin , ils ne sont pas en forme. Je n’ai pas besoin de forcer pour les lâcher
J’arrive rapidement au lac de Vérodicida. Je dois faire le tour avant de passé de l’autre coté de la vallée. Et en terminé avec les montagnes des Balkans. La carte postale qui se dresse devant moi est splendide.

Une fois le tour du lac effectuer, j’arrive au village d’Arnissa , je vois des pickup amenés les ouvriers dans les champs , un village agricole qui se réveil.
Il me reste une dernière montée pour arrivée dans les plaines de la Thessalie
: 11%sur 900m
Je commence à grimper tranquillement, mais au loin, dans le virage en épingle, je vois un chien qui aboie de la terrasse et un autre au pied la la maison.MERDE. Je profite du passage d’une voiture pour l’intercalée entre moi et le chien.
Mais c’est a ce moment , que je vois d’autres chiens qui étaient de l’autre coté de la route.
Et c’est le sprint en pleine côte, l’un des chien est pile à mon mollet …. FFFUUUCKKK, je cris , j’accélère , je suis en train exploser. Ouf, les chiens lâchent le morceau. J’ai mon coeur qui est à 180 pulsations , c’est quoi ce truc de fou. Il me faudra bien 20 min pour reprendre mon souffle .La matinée commence bien.

J’arrive dans la ville de Edessa ou je trouve une petite superette, idéal pour faire le plein de nourriture. Mais surtout, il y a des piles pour mon trackeur. Cela va rassurer l’ensemble des personnes qui me suivent. Mais dans cette superette , il n’y a plus d’eau!
Je trouve un peu plus loin une boulangerie. Je fais le plein d’eau , un sandwich et la boulangère m’offre une sorte de baguette ultrafine. Sympa

aumilieu de la grece e1416157666364 #TCR2014 JOUR 11. Les Grecs sont sympathiques transcontinental non classe

J’avance désormais sereinement , les douleurs ont disparus et surtout , je suis à moins de 800km de l’arrivée. L’objectif de terminer dans les délais est à ma porter. Maintenant , j’en suis presque sûr.
Il commence à faire de plus en plus chaud . Je m’arrête à une station essence. Le patron est sympa . On discute tranquillement , Il m’offre des fruits alors que je n’ai acheté qu’une bouteille d’eau et un cola. Il me dit qu’une personne est passé hier soir. Non, mais ils ont pas fini avec ça.
Ensuite, la route devient de plus en plus large , pour se transformer tous doucement en voie rapide limite autoroute.
J’essai de sortir de trouver une route bis , mais les routes secondaires sont des chemins de terre, décidément !
Nerveusement , ce n’est pas facile , la route n’est pas interdit au vélo, mais se faire doubler par des camions, tous les 2 mins, la peur m’envahit
Ajouté à la chaleur, le morale diminue. Mais a chaque fois , je trouve de quoi me remonter le moral.
A l’entrée de la métropole de Thessaloniki, une boulangerie avec des barres de muesli maison, un régal. J’en rempli mes poches, après avoir dévoré un yaourt XL et un pain-saucisse. Jamais deux sans trois, la boulangère m’offre leur micro baguette.
Les Grecs sont généreux et fort sympathiques!!!

Il fait vraiment très chaud. 40° c’est beaucoup trop our moi. Mais je continue à avancer lentement. J’ai vraiment bien fait de prendre de la crème solaire.
Je plonge enfin de l’autre coté et je vois pour la première fois de ma vie la mer Egée.
Je sens que je vais y arriver . L’objectif de ma rééducation n’est plus très loin.
Il ne me reste plus que 600km a effectuer en 3 jours. EASY!
Je longe la côte grec , en traversant des villes balnéaires, un marché nocturne, une ville au monument historique.
A la sortie de cette dernière , je fais une halte à une station essence pour faire le plein…eau. Et je vous le donne en mille. Le boss me dit que j’ai 24h de retard!!!!!!!
Il faut dire , on ne passe pas inaperçu avec casquette numéroté , visé sur notre tête.

Je reçois un nombre incalculable de SMS d’encouragement. Si j’avais encore des doutes , d’être soutenus et suivi, je n’en ai plus.
Même si j’ai encore des jambes cette nuit , je vais me reposer. Je me cache derrière des arbustes et herbes hautes, en pleine zone industriels. Je sors mon matelas. Ca sera ma dernière nuit , et elle sera à la belle étoiles .
Demain , je termine cette course.

jour 11: 340 km